Le 5 janvier 1875, après près de quinze ans de travaux, le théâtre de l’Opéra Garnier est inauguré en grande pompe par le maréchal de Mac-Mahon, président de la République française, en présence de plus de 2 000 invités. Tout le monde est là : le Roi d’Espagne, des ducs, des duchesses, des politiques, des diplomates, des écrivains… sauf l’architecte lui-même ! En effet, on a oublié de l’inviter. Charles Garnier a même dû payer sa place pour assister à la soirée d’inauguration. 

A la fin de la soirée, Charles Garnier est ovationné par le public lorsqu’il descend l’escalier principal. Ce grand escalier bâti dans une polychromie de marbre a été le clou du spectacle, le chef-d’œuvre absolu de l’architecte. Ce lieu d’où l’on voit et d’où l’on est vu de partout.

C’est en 1858, sous le Second Empire, que Napoléon III décide la construction de ce nouveau temple de l’art lyrique et de la danse. Le préfet Haussmann a déterminé l’emplacement de l’édifice, avec la percée d’une large voie de communication partant du boulevard des Capucines pour aboutir à la façade du Théâtre-Français. Et le 30 mai 1861, Charles Garnier, jeune architecte de 35 ans encore inconnu du grand public, est proclamé, à l’unanimité, vainqueur du concours international ouvert par Napoléon III pour l’édification de l’ »Académie impériale de musique et de danse », dont la première pierre est posée le 21 juillet 1862.


L’Opéra Garnier constitue, par son éclectisme et son exubérance décorative, surchargée et fastueuse, le prototype et la synthèse du « style Second Empire » ou « style Napoléon III ».

Ce chef-d’œuvre architectural est classé monument historique depuis 1923.

Pour en savoir plus :

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/l-opera-de-paris-toute-une-histoire/on-inaugure-le-palais-garnier-7-16-5319263

https://www.gouvernement.fr/partage/8768-5-janvier-1875-inauguration-de-l-opera-garnier#:~:text=Apr%C3%A8s%20pr%C3%A8s%20de%20quinze%20ans,et%20le%20bourgmestre%20d’Amsterdam.

Le 14 janvier 1914, la célèbre comédienne surnommée la « Grande Sarah » ou « la Divine » est faite chevalier de l’ordre des arts et des lettres.
La reconnaissance de la Patrie vient tardivement, Sarah Bernhardt a presque 70 ans.

Elle naît le 22 octobre 1844, d’une mère courtisane et de père inconnu, sous le nom de Rosine Bernardt (elle changera son prénom plus tard et ajoutera un H à son nom).

C’est grâce au duc de Morny, l’amant de sa tante, qu’elle peut suivre des cours de sculpture et de peinture, puis découvrir sa vocation théâtrale.

Toujours grâce au duc de Morny, elle entre en 1859 au Conservatoire d’Art dramatique de Paris puis, en 1862, à la Comédie-Française, d’où elle est renvoyée en 1866 pour avoir giflé une sociétaire.

Quelques années plus tard, elle crée sa propre compagnie, se produit à Londres, à Copenhague, aux États-Unis et en Russie. Elle n’hésite pas à interpréter des rôles d’hommes. Partout, elle rencontre le succès et l’enthousiasme du public.

Elle est surnommée « La Voix d’or », « la Divine », « la Scandaleuse » ; Cocteau invente pour elle l’expression de « monstre sacré ».

Elle meurt en 1926, dans les bras de son fils Maurice, laissant derrière elle le souvenir d’une immense tragédienne.

Pour en savoir plus :

http://sarah.bernhardt.free.fr/index.html

https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2019/01/13/26010-20190113ARTFIG00077-sarah-bernhardt-recoit-la-legion-d-honneur-le-14-janvier-1914-une-injustice-reparee.php

https://www.geo.fr/histoire/qui-etait-sarah-bernhardt-210868

Le 30 janvier 1969, Les Beatles font leur toute dernière apparition publique.

La raison de ce concert repose en fait sur la création d’un documentaire sur la carrière des quatre artistes de Liverpool. Le réalisateur, Michael Edward Lindsay-Hogg souhaitait ainsi que l’apogée de son film soit le concert exclusif des Beatles dans un lieu hors du commun. Plusieurs hypothèses sont alors proposées : un amphithéâtre en Tunisie, un désert, ou encore un bateau de croisière. Finalement, c’est le toit de l’immeuble d’Apple Corps qui est sélectionné. Quoi de mieux que le toit de l’entreprise des Beatles pour célébrer leur succès ?

Accompagnés du claviériste américain Billy Preston, les Beatles jouent donc en cette froide soirée d’hiver pendant environ trois quarts d’heure.

Ils interprètent ainsi les titres Get Back, Don’t Let Me Down, I’ve Got a Feeling, One After 909 et Dig a Pony mais également une reprise de l’hymne national britannique, God Save the Queen.

Pour en savoir plus :

https://www.janis-media.com/culte/345-l-histoire-derriere-le-dernier-concert-des-beatles-sur-le-rooftop-d-apple-records