Le livre :
« Toutes les familles ont un secret, un silence qui prend de la place, un souterrain, un fantôme… »
Quand le silence et le mystère qui entourent la mort de son oncle deviennent insupportables, le narrateur, un jeune photographe franco-irakien, se lance dans une longue et chaotique enquête pour se libérer d’un secret qui le hante et musèle les membres de sa famille.
La légende familiale rapporte qu’Adel, le frère de sa mère, jeune pilote de l’armée irakienne a disparu en 1974 lors d’une mission entre Bagdad et Krasnoïarsk en URSS. Aucune trace de son corps et de son avion n’ont été retrouvées. Mais si ce jeune homme est mort en héros pourquoi a-t-il été effacé de l’histoire familiale ?
Malgré ses allers et retours entre Paris, où il vit, et Bagdad où il retrouve sa famille, les lèvres resteront scellées.
Jusqu’à ce que lassé de cette quête impossible, il décide en dernier recours de contacter l’équipe de Zhdi Menya, le pendant russe de l’émission télévisée « Perdu de vue ».
Le voile va-t-il se lever et mettre fin à 30 ans d’une recherche incessante ?
Une quête qui questionne le risque de mettre à jour un secret jalousement gardé par ceux qui ont vécu directement le choc de la perte et de l’absence. Vaut-il mieux laisser reposer ce qui doit être tu ou ajouter à la honte et à la douleur en révélant publiquement ce qui relève de l’intime volonté de ceux qui gardent le silence ?
D’autant que l’exploration de la mémoire familiale du narrateur met en scène les bouleversements géopolitiques et les soubresauts de l’histoire qui ont affecté l’Irak notamment sous la férule de Saddam Hussein pendant plus de 30 ans. Silence imposé sous peine de mort par un régime dictatorial, silence gardé parce qu’il faut continuer à vivre malgré les blessures.
Entre réalité et fiction, Feurat Alani nous livre un roman plein d’humanité et d’enseignements dont la chute est inattendue.

L’auteur :
Né en France de parents irakiens le 5 décembre 1980 à Paris , Alani Feurat a vécu une partie de sa jeunesse dans l’une des dix-huit tours de la cité Pablo Picasso de Nanterre, où il réside toujours, chez sa mère, quand il vient en France.
Il commence sa carrière journalistique en 2003 après avoir découvert les bombardements américains en Irak à la télévision. Étudiant en journalisme, ces images précipitent son départ pour Bagdad où il réalise ses premiers reportages en immersion dans sa famille. Il devient alors correspondant pour I-Télé, Ouest France, La Croix, Le Point et Le Soir.
Il est également écrivain. Il est lauréat du prix Albert-Londres en 2019 pour son livre « Le Parfum d’Iraké.
Il a dédié son prix à son père Amir Alani, opposant politique à Saddam Hussein, décédé en 2019.
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