Anarchiste, pacifiste, individualiste, anticlérical, antimilitariste, bref anti …tout, il n’aurait pas aimé les hommages. Nous serons donc bref.
Adolescent, il fait les 400 coups et n’est pas vraiment assidu à l’école. Il a même eu affaire avec la justice en réalisant de menus larcins avec des copains. Son père ira le cherche au poste de police, ce qui lui inspirera la chanson « les 4 bacheliers ».
A 19 ans, en 1940, il monte à Paris. Fuyant le STO, il passe une bonne partie de la guerre 9 impasse Florimont (75014) qui existe toujours, chez Jeanne et Marcel Planche. Chez les Planche, c’est Jeanne qui porte la culotte. Marcel, brave type, suit. Là-bas, on se lave à l’eau froide, il n’y a ni gaz ni électricité, ni le tout-à-l’égout. Dans la petite cour, une vraie ménagerie : chiens, chats, canaris, tortues, buse… et la fameuse cane. Il restera chez eux plus de 20 ans et composera en leur honneur « la cane de Jeanne » et « l’auvergnat ».
Pendant 10 ans il compose des chansons, apprend en autodidacte à jouer du piano et de la guitare, et cherche à se produire sans aucun succès. Il faut dire qu’avec son air balourd, sa timidité maladive et son physique de gorille, il n’est pas vraiment dans l’air du temps. C’est une femme qui va lui donner sa chance : Patachou, qui le met sur scène dans son cabaret. Le bouche à oreille va faire le reste.

Amoureux des mots et de la belle langue, il a, comme Trenet, Brel, Barbara, Ferrat et Ferré, sut mettre sa poésie -et celle des autres- en musique.
https://www.youtube.com/watch?v=pAwVoGL6rbk

